A lui seul, le poète et musicien réunionnais Danyel Waro a réussi à faire survivre le Maloya, ce chant d’esclave représentatif de l’île de la Réunion, que les autorités coloniales avaient essayé d’étouffer, deux siècles plus tôt.

Danyel Waro, une figure emblématique de La Réunion, défend le Maloya (style musical de l’île de la Réunion) en version non édulcorée, à l’aide de mots à la fois simples et aiguisés. Longtemps occulté, le maloya a été relancé dans les années 70 par les mouvements indépendantistes avant de renaître dans les années 80. Danyel Waro a su avec talent permettre au maloya de retrouver son sens originel et porter un message de révolte, d’espoir et de courage.

Il est resté fidèle à la tradition acoustique du maloya, le blues de la Réunion, et il en est le « héros » reconnu. Musicien et poète, il sait faire chanter le créole à l’aide de mots à la fois simples et aiguisés avec une émotion sans pareil.

Ni blanc, ni noir, le Réunionnais est « tortiyé kaf yab malbar » (noir blanc indien mélangé) ; l’addition de ces métissages fait sa force.

Zanmari Baré dégage une puissance émotionnelle renversante. Une voix possédée et une poésie fulgurante font de lui l’un des plus grands.

Immédiatement touchant, Zanmari va chercher loin son émotion, dans le calme de l’intérieur, dans la mémoire et les souvenirs, dans les douceurs et les détresses, qu’il ramène à la surface avec une puissance et une sensibilité étonnantes.

A écouter au Cabaret Sauvage le dimanche 26 mars 2017.

 

Infos pratiques

Cabaret Sauvage
Parc de la Villette
211 avenue Jean Jaurès – 75019 Paris

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