Firmin Viry l’âme résistante du Maloya

Un peuple ne peut vivre sans sa culture,
Oublier ses racines c’est nier l’existence de ses ancêtres.
Ils nous ont laissé en héritage un beau trésor,
Mais il nous a fallu beaucoup de courage
D’obstination, de détermination et d’amour
Pour que cette musique traditionnelle de notre île
Puisse être exprimée sans contraintes aujourd’hui.
Mon rêve, mon souhait sont d’espérer
Que ce rythme fasse toujours vibrer les cœurs
Et que la génération future gardera à jamais en mémoire le « Maloya ».

Le Maloya, expression de la résistance et de la souffrance des esclaves d’origine malgache et africaine dans les plantations sucrières de La Réunion, est à la fois un type de musique, de chant et de danse.

Fils de planteur et planteur lui même, Firmin Viry fait son apprentissage au sein d’un contexte familial porteur de la culture Maloya. Chaque fin de semaine étaient organisés en famille des « kabar » (bal-la-poussière) alors même qu’à cette période, le Maloya est interdit par les autorités, le considérant comme dangereux et révolutionnaire.

Proche du Parti communiste réunionnais à sa fondation, il proposa alors, le premier Maloya chanté et dansé en public. Firmin Viry mena un combat implacable pour l’abolition de l’interdiction du Maloya. Il faudra attendre les années 80 avec l’arrivée de François Mitterrand au pouvoir, pour abolir cette interdiction.

A plus de 80 ans, Firmin Viry n’a de cesse  de transmettre, de défendre et d’ illustrer toutes les richesses de la culture Réunionnaise.

 

Sortie le 7 avril 2017 – PIAS – Harmonia Mundi – Radio France

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